Existe-t-il meilleur accès à la psychanalyse des années 1920-1930, et à la vie familiale de son fondateur, que le présent échange entre deux " filles " de Freud ? Depuis le jour où le maître a invité sa disciple de Göttingen pour quelques semaines à son domicile, Lou Andreas-Salomé appartient presque à la famille. Freud confie à cette femme brillante, qui a derrière elle une carrière d'écrivain et exerce désormais la psychanalyse, la formation d'Anna, la plus jeune de ses six enfants. La vivacité, l'intelligence et le grand cœur de Lou font merveille. Gagnée par semblable tendresse, Anna dépasse son mal-être. Elle devient membre de la Société psychanalytique de Vienne, reçoit à son tour des patients, et acquiert assez d'autorité pour se forger une spécialité propre, la psychanalyse d'enfants. Elle est l'indispensable auxiliaire et collaboratrice de son père, lui-même affaibli par la maladie dont nous suivons ici la progression. Lou et Anna forment un rempart affectueux autour de Freud. Par les yeux des deux femmes, nous sommes associés à son inlassable activité de chercheur et à la vie de la communauté analytique. La correspondance s'achève avec la mort de Lou, en 1937. Un an plus tard, Freud et les siens partent en exil à Londres. Anna est toujours aux côtés de son père.
Biographie de l'auteur Lou Andreas-Salomé (1861-1937), qui avait été l'amie de Nietzsche puis l'amante de Rilke, dont elle accompagna toute la trajectoire poétique, se rallia à la psychanalyse en 1912. Ses essais, romans et nouvelles avaient fait d'elle, dès les premières années du XXe siècle, une figure des lettres européennes. Anna Freud (1895-1982) fut l'une des pionnières de la sychanalyse d'enfants. Présidente de l'Institut de formation psychanalytique de Vienne de 1925 à 1938, elle fonda à Londres, en 1951, la Hampstead Clinic, centre de soins, de formation et de recherches en psychothérapie infantile.
CHANTS D'ADIEUAprès la disparition soudaine de son fils, mort d'un arrêt cardiaque provoqué par une maladie non diagnostiquée, Denise Riley s'adresse aux trois registres du chant, du récit et de la théorie pour questionner sous trois angles l'expérience du deuil parental. C'est d'abord, dans l'ensemble de poèmes « A Part Song » (extrait du recueil Say Something Back), qu'elle construit un chant polyphonique et brisé qui fait entendre le sens désormais incertain de son existence. Puis, dans la première partie de Time Lived, Without its Flow, elle fait le récit presque quotidien de ce deuil, nous faisant vivre autant la temporalité immobile qui le caractérise, confrontant le langage aux limites du dicible. Enfin, la seconde partie de Time Lived, Without its Flow tente de circonscrire et de penser, par les moyens de la théorie, cette expérience particulière du temps. Au final, un triptyque bouleversant sur le deuil, la douleur, l'absence et le sens de l'existence.
Traduit de l'anglais par Guillaume Condello770/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501191920002
CE QUE MURMURENT LES ANIMAUX« Mourir, naître, revivre. Embrasser le cycle des saisons, naviguer avec les éléments. Passer de la domination à la coexistence, de l'abus à la résilience. Remettre en question les croyances limitantes de l'être humain, connecté malgré lui à tout, sauf à l'essentiel : à notre essence en tant qu'individu, à notre essence en tant qu'espèce, et à celle de nos colocataires à poils, à plumes ou à écailles, avec lesquels nous partageons une même grande maison. Ces quelques enseignements sont le fruit d'années passées et présentes aux côtés de ceux que l'on considère majoritairement comme des biens de compagnie ou de rente : les animaux. C'est en présence de Tawaki, Priya, Ondée, Devi, Maya, Elyan, Alaska, Meli ou encore Jahmane que j'apprends quotidiennement sur le fonctionnement de notre monde et sur notre juste place dans cet univers, que l'on porte autant qu'il nous porte, sans pouvoir le maîtriser. Que ces individus soient des chiens, des cochons, des vaches ou des moutons importe peu. Ce qui compte, c'est ce qu'ils ont à transmettre, en étant simplement qui ils sont. C'est à leurs côtés, aussi surprenant que cela puisse paraître, que j'ai réappris à être humaine et à redécouvrir mon espèce sous un oeil nouveau. »770/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501191920001
UN MONDE SANS ENFANTSLa France a été le premier pays au monde à voir sa natalité baisser, et en 2024 le président parle de « réarmement démographique ». Partout, la fécondité chute de façon vertigineuse, deux tiers des pays du monde ne font plus assez d’enfants pour renouveler leur population. En 2100, y aura-t-il encore des enfants en Corée du Sud ? L’Italie est-elle vouée à disparaître ? On ne mesure ni la profondeur ni la rapidité de ce bouleversement, qui est peut-être le plus marquant de l’humanité.
Plutôt que de céder à la peur, cet ouvrage invite à prendre la mesure du choc à venir, et à se défier de ceux qui voudraient l’instrumentaliser.
Le monde entre en hiver démographique et celui-ci sera rude. Mais quel printemps suivra ?1,270/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501091920002
LE PATIENT CANNIBALENathalie von Zelowitz est psychologue en prison. Depuis dix ans, elle écoute les confessions d’un homme qui en a mangé un autre. Il s’appelle Bernard. Contrairement aux auteurs de crimes cannibales qui, le plus souvent, ont été jugés irresponsables, Bernard purge sa peine dans un centre pénitentiaire. C’est là, dans cet établissement qui abrite des détenus ingérables, que la psychologue écoute son patient. Au fil des séances, elle aborde à travers lui la notion de monstruosité. Elle partage aussi ses doutes, ses émotions, sa réflexion sur ce tabou ultime, l’anthropophagie. Et contre toute attente, Bernard nous apparaît par bien des aspects presque familier. Une plongée vertigineuse, personnelle et documentée aux sources du Mal.1,130/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501091920001