« la suggestibilité est une des possibilités fondamentales de l'être humain. »
Hippolyte Bernheim a mis la suggestion au centre du processus psychothérapeutique. Il la définissait comme « acte par lequel une idée est introduite dans le cerveau et acceptée par lui ». Ses expériences et ses œuvres auront une incroyable influence sur le parcours de Sigmund Freud, le père de la psychanalyse. Selon Bernheim, c'est la suggestion qui explique l'hypnose plutôt qu'un quelconque phénomène physiologique. Le docteur Bernheim, très en avance sur son temps, explique dans cet ouvrage l'action du psychisme sur l’organisme. Il y expose son concept d'idéodynamisme selon lequel toute idée suggérée peut devenir une sensation, un mouvement ou une émotion. Il y démontre l’influence de l’esprit sur le corps et ses applications dans la santé (il invente le concept de psychothérapie). Il lui faudra lutter pour faire admettre ses idées novatrices et il devra attendre plus d’un siècle pour que ses théories soient enfin reconnues et acceptées par tous. Il fut ainsi le premier à expliquer les phénomènes de faux souvenirs induits, de refoulement et de transfert, d’effet placebo… Il est depuis reconnu comme le plus grand psychothérapeute européen du 19e siècle.
Nul doute que ce livre suscitera chez le lecteur contemporain maintes réflexions quant à la psychologie humaine.
Édition en larges caractères avec une mise en page optimisée pour faciliter la lecture.
Présentation de l'éditeur Pour Hippolyte Bernheim (1840-1919), la suggestion est la cause principale de nombreux phénomènes, y compris de l'état hypnotique. Il n'y a pas d'hypnotisme, il n'y a que de la suggestion ; c'est-à-dire, il n'y a pas un état spécial, artificiel, anormal ou hystérique qu'on peut qualifier d'hypnose ; il n'y a que des phénomènes de suggestion exaltée qu'on peut produire dans le sommeil, naturel ou provoqué. L'hypnotisme lui-même est un phénomène de suggestion qui peut aboutir ou non comme les autres actes suggérés, mais il n'est pas nécessaire pour obtenir les autres phénomènes. C'est sous l'angle de la suggestion que Bernheim réinterprète les phénomènes qu'il attribuait autrefois à l'état hypnotique : hallucination, amnésie, insensibilité, formes et/ou stades de l'état hypnotique, efficacité des techniques d'induction hypnotique... Toute idée est une suggestion. A la psychothérapie hypnotique, il a ajouté et substitué peu à peu la thérapeutique suggestive à l'état de veille qui est devenue la psychothérapie moderne. Pour qu'une suggestion se réalise, pour qu'elle passe à l'acte, il faut qu'elle soit acceptée par le sujet. Outre le fait que certains sont plus suggestibles que d'autres, ils n'acceptent pas tous les mêmes suggestions. Le phénomène de suggestion est normal et nécessaire à la vie individuelle et sociale. Cette évolution des conceptions de Bernheim qui le conduit finalement à accorder une primauté à la suggestion est aujourd'hui encore d'actualité tant l'idée qu'il existerait des techniques d'influences simples à mettre en œuvre et efficaces dans leurs effets est toujours présente dans le sens commun. Le livre de Bernheim illustre à la fois la puissance de la suggestion, sa complexité et sa dialectique. C'est la réédition en fac-similé de ce livre publié en 1911 sous le titre De la suggestion que nous proposons ici. Ce livre s'adresse aux psychologues, psychothérapeutes, psychiatres, historiens et étudiants, intéressés par la question de l'hypnose et de la suggestion, et désireux de découvrir un des derniers écrits de Bernheim.
CHANTS D'ADIEUAprès la disparition soudaine de son fils, mort d'un arrêt cardiaque provoqué par une maladie non diagnostiquée, Denise Riley s'adresse aux trois registres du chant, du récit et de la théorie pour questionner sous trois angles l'expérience du deuil parental. C'est d'abord, dans l'ensemble de poèmes « A Part Song » (extrait du recueil Say Something Back), qu'elle construit un chant polyphonique et brisé qui fait entendre le sens désormais incertain de son existence. Puis, dans la première partie de Time Lived, Without its Flow, elle fait le récit presque quotidien de ce deuil, nous faisant vivre autant la temporalité immobile qui le caractérise, confrontant le langage aux limites du dicible. Enfin, la seconde partie de Time Lived, Without its Flow tente de circonscrire et de penser, par les moyens de la théorie, cette expérience particulière du temps. Au final, un triptyque bouleversant sur le deuil, la douleur, l'absence et le sens de l'existence.
Traduit de l'anglais par Guillaume Condello770/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501191920002
CE QUE MURMURENT LES ANIMAUX« Mourir, naître, revivre. Embrasser le cycle des saisons, naviguer avec les éléments. Passer de la domination à la coexistence, de l'abus à la résilience. Remettre en question les croyances limitantes de l'être humain, connecté malgré lui à tout, sauf à l'essentiel : à notre essence en tant qu'individu, à notre essence en tant qu'espèce, et à celle de nos colocataires à poils, à plumes ou à écailles, avec lesquels nous partageons une même grande maison. Ces quelques enseignements sont le fruit d'années passées et présentes aux côtés de ceux que l'on considère majoritairement comme des biens de compagnie ou de rente : les animaux. C'est en présence de Tawaki, Priya, Ondée, Devi, Maya, Elyan, Alaska, Meli ou encore Jahmane que j'apprends quotidiennement sur le fonctionnement de notre monde et sur notre juste place dans cet univers, que l'on porte autant qu'il nous porte, sans pouvoir le maîtriser. Que ces individus soient des chiens, des cochons, des vaches ou des moutons importe peu. Ce qui compte, c'est ce qu'ils ont à transmettre, en étant simplement qui ils sont. C'est à leurs côtés, aussi surprenant que cela puisse paraître, que j'ai réappris à être humaine et à redécouvrir mon espèce sous un oeil nouveau. »770/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501191920001
UN MONDE SANS ENFANTSLa France a été le premier pays au monde à voir sa natalité baisser, et en 2024 le président parle de « réarmement démographique ». Partout, la fécondité chute de façon vertigineuse, deux tiers des pays du monde ne font plus assez d’enfants pour renouveler leur population. En 2100, y aura-t-il encore des enfants en Corée du Sud ? L’Italie est-elle vouée à disparaître ? On ne mesure ni la profondeur ni la rapidité de ce bouleversement, qui est peut-être le plus marquant de l’humanité.
Plutôt que de céder à la peur, cet ouvrage invite à prendre la mesure du choc à venir, et à se défier de ceux qui voudraient l’instrumentaliser.
Le monde entre en hiver démographique et celui-ci sera rude. Mais quel printemps suivra ?1,270/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501091920002
LE PATIENT CANNIBALENathalie von Zelowitz est psychologue en prison. Depuis dix ans, elle écoute les confessions d’un homme qui en a mangé un autre. Il s’appelle Bernard. Contrairement aux auteurs de crimes cannibales qui, le plus souvent, ont été jugés irresponsables, Bernard purge sa peine dans un centre pénitentiaire. C’est là, dans cet établissement qui abrite des détenus ingérables, que la psychologue écoute son patient. Au fil des séances, elle aborde à travers lui la notion de monstruosité. Elle partage aussi ses doutes, ses émotions, sa réflexion sur ce tabou ultime, l’anthropophagie. Et contre toute attente, Bernard nous apparaît par bien des aspects presque familier. Une plongée vertigineuse, personnelle et documentée aux sources du Mal.1,130/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501091920001