Extrait de l'introduction de Stphane Michaud : La photographie de Freud son bureau, dans les derniers mois de sa vie, reproduite sur la couverture du prsent livre en donne voir le propos. La beaut du clich vient en partie de la lumire, qui met en valeur la srnit du visage et la feuille blanche que tient l'crivain. Quatre mots s'y inscrivent en amples caractres, suivis d'une date, qui forment dclaration : My love/ to Yvette/1938. Le document introduit dans l'intimit de l'criture. Il en saisit un instant privilgi. Un autre clich, qui appartient pour sa part au Freud Musum, en est trs proche : Freud est assis cette mme table de travail, dans la maison de Maresfield Gardens, Londres, o il a migr. La prise de vue a-t-elle eu lieu quelques instants plus tt ou plus tard ? Toujours est-il que le matre quitte des yeux sa table pour fixer le photographe. Notre clich laisse l'crivain ses occupations : il lve la main, entre les doigts de laquelle on distingue son stylo; de ses doigts libres, il tient une grande feuille dont il examine le contenu. La feuille, dont notre photo offre au spectateur le seul verso ddicac, prsente une particularit qui vaut d'tre note : il s'agit du propre portrait de Freud. Celui-ci en caresse l'image avec tendresse. En cette courte pause qui rythme l'criture, son regard ne s'arrte donc pas sur un manuscrit, mais sur sa propre photo, que, dans un change comme il les affectionne avec ses trs proches, il destine la chansonnire de Montmartre, dont il recevra bientt en retour le portrait ddicac. Ce qu'affichent les quelques mots qui accompagnent trs probablement la lettre qu'il crit Yvette Guilbert ce 24 octobre 1938, c'est la fidlit de l'attachement qui le lie sa correspondante, diseuse qui se produit sur les scnes europennes et mondiales, et avec laquelle il partage une carrire internationale. La ddicace que la photographie place au foyer de l'image noue autour du signataire trois langues et trois mtropoles, Vienne, Londres et Paris. Le jeu de miroir qu'induit l'image - Freud regardant son portrait - ouvre bien d'autres registres. Il manifeste d'abord la part minente qu'occupe la correspondance dans l'activit de Freud. Elle le lie avec des partenaires sans cesse plus nombreux au fur et mesure que la vie avance, disciples et collaborateurs, hommes et femmes de tous pays et presque de toutes langues. Ce lien est loin d'tre exclusif de la posie, dont Yvette Guilbert tait une interprte de gnie. Le clich rappelle ainsi nos yeux une constante de la vie et de l'oeuvre de Freud : l'intrt que pendant plus de quarante ans il porta la vie parisienne et l'admiration qu'il conserva la chanteuse qu'il tait all couter pour la premire fois au temps de son sjour auprs de Charcot, la Salptrire. Il exprime un amour persvrant des lettres et des arts, fussent-ce les trteaux des cabarets. Schnitzler et Yvette Guilbert, disait volontiers Freud, l'avaient prcd dans l'exploration du psychisme humain. Existe-t-il alors entre plus opportune au volume d'Actes d'un colloque sur la traduction et ses rapports l'analyse, volume qui prend sa place dans la moisson apporte par la clbration du 150e anniversaire de la naissance du fondateur de la psychanalyse ?
LE PARLER QUEBECOIS - GUIDE DE CONVERSATION POUR LES NULSVocabulaire, grammaire, conjugaison : maîtrisez le parler québécois et vous serez accueilli avec le sourire au Québec ! Ce petit guide du parler québécois ravira les amoureux de la langue française qui veulent connaître la signification et l'origine de tout le vocabulaire du Québec au-delà des expressions les plus célèbres. Il comblera également tous ceux qui prévoient de partir dans la belle province, actifs ou étudiants qui apprendront à maîtriser les formules et la syntaxe québécoise afin de s'intégrer plus rapidement sur place. Enfin, les touristes de retour d'un voyage au Québec, séduits et nostalgiques de l'accent et des expressions locales, pourront rapporter un souvenir de ce qu'ils ont entendu pendant leur séjour.440/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2502002046508
PERSISTANCE DU MERVEILLEUXIl y a bien longtemps que nous, Occidentaux, ne percevons plus, dans les forêts, les montagnes et les lacs, la présence de toutes ces entités du merveilleux que sont les fées, les gnomes, les hommes des bois ou les esprits divers. Ces créatures s'en sont progressivement retirées. Faut-il pour autant en conclure, comme il est tentant de le faire, à un désenchantement ? Nous passons en réalité notre temps à interagir avec tout un bestiaire d'entités méconnues et plus ou moins bienveillantes, notamment dans notre environnement numérique. Pensons aux trolls perturbant les échanges en ligne, aux " daemons ", ces petits programmes qui font tourner nos systèmes d'exploitation, aux créatures de jeux vidéo ou à ces nouveaux monstres que sont les intelligences artificielles. Sans parler des cas plus évidents de rumeurs de fantômes qui hantent les machines. Ce petit peuple habite nos ordinateurs et nos téléphones. Il forme notre mythologie moderne. Qui est là derrière nos écrans ? Quel lien nous unit aux figures de ce bestiaire moderne ? Nicolas Nova propose ici d'observer la manière dont nous dialoguons avec elles. Il montre ainsi que loin d'être désenchanté, notre monde actuel peut et doit être lu comme un lieu dans lequel persiste le merveilleux.1,210/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2502002034702
LE NOEUD DEMOCRATIQUE - AUX ORIGINES DE LA CRISE NEOLIBERALELe désenchantement du monde n'avait pas livré tous ses secrets. Il comportait une suite que l'on n'attendait pas. On le croyait achevé. Il n'en était rien. Il est allé silencieusement à son terme au cours des quatre ou cinq dernières décennies. La sortie de la structuration religieuse des sociétés a libéré cette fois toutes ses potentialités en engendrant un "nouveau monde" déconcertant. L'étrange crise de la démocratie qui affecte le monde occidental en est un des aspects les plus troublants. Elle est l'opposé exact de la crise totalitaire qui a ravagé le premier XXᵉ siècle. Celle-ci avait pour moteur l'aspiration à détruire la démocratie dite "bourgeoise" pour lui substituer des régimes supérieurs. La crise actuelle, à l'inverse, touche une démocratie dont les principes sont plébiscités, mais dont le fonctionnement n'en suscite pas moins une immense frustration et des fractures profondes au sein des peuples. Cette "crise de la réussite", comme il y eut un "vertige du succès" stalinien, est liée, montre Marcel Gauchet, à une lecture trompeuse de la nouvelle structuration collective née de l'effacement complet de l'empreinte sacrale. Elle induit une vision réductrice de la nature de la démocratie, aveugle au noeud qui tient ses éléments ensemble. Il faut la dire "néolibérale", dans un sens qui va bien au-delà de l'économie, même si elle consacre le règne de l'économie, puisqu'elle concerne tous les domaines de l'existence collective et en propose même un modèle global. Mais à l'exemple de l'expérience totalitaire en son temps, cette expérience qui en prend le contrepied a la vertu de mettre en lumière des conditions jusqu'alors mal identifiables de la bonne marche de nos régimes. C'est en fonction de ses enseignements que devra se repenser la démocratie de l'avenir.1,100/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2412002012140
Pendant qu’Ulysse parcourt le monde et enchaîne les exploits, Pénélope demeure immobile, tisse et détisse son ouvrage, restant au passage fidèle à son époux. Quand l’homme part, la femme attend son retour. Les femmes étant historiquement des êtres captifs, le voyage est l’un des moyens les plus symboliques pour qu’elles s’affranchissent de leur condition. S’inspirant des histoires vraies de la littérature de voyage et de son expérience personnelle, l’autrice dénonce la vision masculine de l’aventure et rappelle les récits flamboyants de célèbres exploratrices. Un essai passionnant qui s’adresse aux femmes qui sont déjà parties et à celles qui n’oseraient pas encore.
Voyageuse au long cours, Lucie Azema a vécu au Liban, en Inde et en Iran. Elle vit désormais entre la France et la Turquie.
« On ne naît pas femme libre, on le devient. » L'Obs « S’inspirant de la littérature de voyage et de son parcours personnel, elle porte un regard féministe et décolonial sur les récits d’aventures tels que nous les connaissons. » Le Temps « Les récits de voyage ont longtemps imposé le regard subjectif de l’homme occidental comme vérité sur le monde. Lucie Azema propose une critique de cette tradition et les clés d’une approche émancipatrice de l’aventure. » Lire520/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2412002005677