Tout le monde connaît les poèmes et les calligrammes de Guillaume Apollinaire. Mais sait-on que cet homme, fervent partisan de l'art contemporain et de ses amis - Marie Laurencin, Giorgio De Chirico, Pablo Picasso, Francis Picabia, Marcel Duchamp, Michel Larionov, Nathalie Gontcharova, Sonia et Robert Delaunay, Jean Cocteau et d'autres - a dessiné dès son jeune âge, remplissant des pages de ses cahiers de visages humains le plus souvent tristes ou grotesques, dont on imagine qu'ils correspondent à des êtres familiers ?Portraits, paysages, bestiaire, figures imaginaires, soldats : comme toujours, avec les dessins d'écrivains, naît une curiosité redoublée par le sentiment de décrypter l'oeuvre poétique afin de mieux la goûter. Ces dessins sont toujours exécutés sans prétention ; ils se faufilent dans les manuscrits et mettent le lecteur en situation d'explorateur. En effet, nous assistons presque miraculeusement à l'émergence de l'inspiration poétique.Ce livre, publié à l'occasion des quatre-vingt-dix ans de sa disparition, présente pour la première fois plus de trois cents dessins et documents reproduits en couleurs de Guillaume Apollinaire. Personnage complexe, né à Rome en 1880 d'une mère russo-polonaise et d'un père inconnu, il est mort à Paris le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, après avoir été gazé et gravement blessé sur le front. Il n'apprit le français qu'à l'âge de cinq ans et devint tout à la fois poète, critique d'art, romancier, auteur de nouvelles extraordinaires, amateur de textes érotiques. Son engagement volontaire dans la Grande Guerre lui permit d'obtenir la naturalisation française.On savait tout, ou presque, de Guillaume de Kostrowitzky, que ses amis surnommaient «Cointreau-whisky» ; on ignorait la diversité de son oeuvre graphique. Ce recueil, présenté et commenté par deux éminents spécialistes, constitue un document indispensable pour les amateurs du poète, et merveilleux pour tout lecteur curieux.
PARIS IMPRESSIONNISTE - 100 TABLEAUX DE LEGENDEBilingual French-English edition Impressionist Paris Monet peint les fumées de la gare Saint-Lazare, Renoir saisit les reflets du Pont-Neuf dans la Seine, Pissarro figure l'avenue de l'Opéra depuis une chambre d'hôtel, Manet immortalise les serveuses de café de Pigalle, Caillebotte restitue les perspectives haussmanniennes... Tout autant que la côte normande ou la vallée de la Seine, Paris inspire les impressionnistes. Entre son fleuve et ses grands ciels, la capitale ne manque ni de nature ni de texture pour des palettes avides de saisir les jeux de la lumière. En prime, la ville apporte l'animation de ses rues, de ses métiers, de ses cafés, de ses loisirs...
Impressionist Paris Monet painted smoke clouding the Gare Saint-Lazare, Renoir captured the Pont Neuf's reflections in the Seine, Pissarro portrayed Avenue de l'Opéra from his hotel room, Manet immortalized waitresses in a café at Pigalle, Caillebotte depicted Haussmannian perspectives... The Normandy coast and the Seine Valley were not the only inspirations for Impressionists –Paris was as well. Between its river and its tall skies, the French capital lacked neither nature nor textures for artists intent on encapsulating plays on light. Not to mention the bonus of the city's lively streets, workers, cafés and entertainment... 820/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501160145001
VAGABONDAGES"Nicolas Vial, un jour, a trouvé dans une malle au grenier quatre gravures de la campagne d'Égypte en mauvais état, et a entrepris de peindre dessus. Ce n'était pas de sa part une provocation, mais un hommage. L'hommage que rendent d'instinct les enfants aux supports qui les inspirent. Certains de ses amis navigateurs ont bien voulu l'entendre. Des quatre coins du monde, ils lui ont envoyé leurs trésors : de vieilles cartes marines, pour la plupart annotées, qui avaient elles-mêmes voyagé et parfois fait le tour du monde. Nicolas Vial s'est empressé de les enluminer. Dans cet atlas d'un nouveau genre, parfois la carte donne au peintre le cap. D'autres fois Vial emmêle ses pinceaux et fait naviguer des transatlantiques en mer de Chine et des brise-glace aux Antilles. La Dominique devient le panache de fumée d'un vapeur et la Corse du Sud le pont d'un vieux gréement. Nicolas Vial navigue à l'imagination." Ph.H.1,930/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501090145002
GUSTAVE CAILLEBOTTEPour la première fois est abordée ici la prédilection du peintre impressionniste Gustave Caillebotte (1848-1894) pour les figures masculines et les portraits d'hommes, qui dominent son oeuvre. Tout autant qu'à ses cadrages audacieux ou à ses effets de perspective, la grande modernité des chefs-d'oeuvre de l'artiste tient à sa manière originale de dépeindre ses contemporains. Répondant à une ambition "réaliste", il fait entrer dans la peinture des figures nouvelles comme l'ouvrier urbain, le citadin au balcon, le sportif ou encore l'homme nu à sa toilette. Cette vision est aussi profondément personnelle et autobiographique, Caillebotte ne prenant ses sujets que dans son environnement le plus proche, faisant poser ses frères, ses amis du Cercle de la voile de Paris, les ouvriers travaillant pour sa famille ou les bourgeois croisés dans les rues aux alentours de son domicile. Dans le contexte du triomphe de la virilité militaire, du patriarcat bourgeois ou de la fraternité républicaine, ces images questionnent les normes de genre et les catégories sociales et témoignent d'une interrogation de l'artiste sur sa propre identité.640/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501090145001
Peintre consacré du Radeau de la Méduse, Théodore Géricault (1791-1824) n’a cessé d’observer les chevaux. Pendant sa courte vie, il réalise des centaines de tableaux et des milliers de dessins dans lesquels il explore, de son pinceau virtuose, l’anatomie, le mouvement, l’expressivité et l’émotion de l’animal. Du champ de bataille ou de courses à l’écurie, le monde équestre témoigne, chez l’artiste, d’une véritable passion développée depuis l’enfance. Sujet de prédilection de la génération romantique, le cheval a été, pour lui, le lieu de toutes les expériences esthétiques.
Au-delà du motif, l’obsession de Géricault s’inscrit dans un large contexte, géographique, économique, politique, militaire et social. Suivre, observer, scruter ses chevaux sont une formidable manière de comprendre les profondes mutations de la société napoléonienne vers la révolution industrielle. Commissaires de l’exposition « Les chevaux de Géricault », Bruno Chenique, docteur en histoire de l’art, expert de l’artiste, et Gaëlle Rio, docteure en histoire de l’art, spécialiste du xixe siècle, directrice du musée de la Vie romantique, invitent à une lecture ambitieuse et renouvelée d’un des plus grands peintres français.1,930/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2407001955347