Quatre cents ans après sa naissance, Molière continue de nous toucher, de nous fait rire, de nous surprendre, de nous éclairer, comme si ses pièces avaient été écrites hier. Qu'il nous soit tellement proche ajoute à son mystère. Par quelle magie, quand l'humour de tous les autres grands auteurs ne cesse de s'affadir avec le temps, sa force comique conserve-t-elle, aujourd'hui encore, toute sa puissance ? Pourquoi ses héros, réduits à quelques traits ou traversés d'aspirations contradictoires, animés par des lubies, aveugles à eux-mêmes, parviennent-ils à nous révéler des dimensions insoupçonnées de la condition humaine ? Comment le pur plaisir du jeu théâtral et de ses variations, premier moteur de ses pièces, devient-il, sous sa plume, un instrument de précision capable de dévoiler les motivations les plus secrètes des personnages ? C'est que Molière est le seul auteur (hormis peut-être, à ce niveau, Charlie Chaplin) dont le génie découle entièrement de celui qu'il avait comme acteur. Au demeurant, si l'on veut en révéler toute la profondeur, il faut aborder ses comédies comme des partitions musicales : pour nous faire ressentir les vrais enjeux de la pièce, les acteurs doivent y déchiffrer les émotions, sans cesse changeantes et surprenantes, qu'ils auront à vivre sur la scène. Chez Molière, en effet, ce sont les émotions qui révèlent et jugent ce que les actes, les pensées et les paroles des personnages travestissent. Sous cet angle, l'originalité de Molière apparaît avec une évidence et une simplicité nouvelles : les milliers d'ouvrages brillants qui lui ont été consacrés ont eu tendance à estomper les intentions du dramaturge, à force d'interprétations conceptuelles, morales, esthétiques ou historiques. Ce retour amoureux au Molière des origines, qui est le Molière de toujours et de demain, est celui que nous propose ici le 463e Sociétaire de la Comédie française, Francis Huster.
SALLE DE TRAITESalle de traite nous plonge au cœur des difficultés d’un agriculteur qui lutte pour la survie de son exploitation, et de son troupeau de vaches laitières qui prend la parole… Un texte sur fond de mouvements sociaux pour sortir du silence.550/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2601002156034
49 DEGRESDubaï, aujourd'hui.Assise dans un café du plus grand centre commercial jamais construit, Elle observe le monde frénétique qui l'entoure. Elle rêve alors à un nouvel Exode conduit par Mo, une femme venue du désert, qui croisera la route d'Abhishek et de Ketut, travailleurs immigrés au sein de cette cité démesurée.Ensemble, ils partageront leurs espoirs, leurs rêves et leurs révoltes, sous un soleil ardent qui ne dépasse, officiellement, jamais les 49 degrés.770/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512002142853
LE SQUAREUn homme et une femme font connaissance dans un jardin public. Peut-être assistons-nous à la naissance d'un amour. Mais là n'est pas l'essentiel : dans ces instants partagés, dans ces silences échangés, ils atteindront à la fois une forme d'exil absolu et une forme de communion profonde. La nuit peut venir. Le square peut fermer. Après Nathalie Sarraute, après Beckett, mais d'une façon totalement singulière et qu'elle ne renouvellera jamais avec une telle évidence, Marguerite Duras s'est délibérément placée sur le terrain du rien, de ce rien qui est la chose même, le coeur des choses, et dont Flaubert, le premier sans doute, avait rêvé l'avènement. Non qu'elle se révèle ici héritière du réalisme ou représentante patentée du Nouveau Roman, mais c'est bien dans cette zone de l'infiniment petit, patiemment défrichée par la modernité, qu'elle choisit de se situer.360/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2506131180003
LE MENTEURJeune étudiant fraîchement arrivé de Poitiers, Dorante est impatient de découvrir les joies de la capitale. Très vite, il tombe sous le charme d'une jeune femme, Clarice, qu'il croit se nommer Lucrèce, et auprès de laquelle il se vante d'exploits militaires imaginaires. Lorsque son père Géronte lui propose Clarice en mariage, Dorante, qui ignore toujours la véritable identité de la jeune fille, croit pouvoir se soustraire à cet engagement par un nouveau mensonge... Dans cette suite vertigineuse de "menteries" greffées sur un quiproquo, Corneille explore la veine d'une comédie de bon ton, loin de la commedia dell'arte et de la farce, et célèbre, à travers son personnage d'affabulateur de génie, les joies de l'invention verbale et la magie de la parole théâtrale. DOSSIER - Petits mensonges entre honnêtes gens : la comédie selon Corneille - Les menteurs cornéliens : mensonges en série - Honnêtes mensonges : la morale du monde - La vie comme un théâtre.200/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2506131180002