LE SEXE EN SOLITAIRE - CONTRIBUTION A L'HISTOIRE CULTURELLE DE LA SEXUALITE
LE SEXE EN SOLITAIRE - CONTRIBUTION A L'HISTOIRE CULTURELLE DE LA SEXUALITE
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1712 : dans les bas-fonds littéraires de Londres, paraît une brochure anonyme. De l'habituel flot d'écrits pornographiques, rien ne la distingue. Sinon son titre, étrange, interminable, dérivé d'un épisode, mineur et interprété à contre-sens, de la Bible : Onanie ou L'odieux péché de pollution de soi-même, et toutes ses effroyables conséquences, considéré chez les deux sexes, accompagné de conseils spirituels et physiques à tous ceux qui se sont blessés par cette abominable pratique. Comment expliquer que ses thèses connaîtront, en moins d'un siècle, un succès mondial, traduites et relayées dans les principales langues, appuyées par les autorités théologiques de toute confession, promues au rang du mal social extrême sous la plume des plus grandes autorités pédagogiques, médicales, puis psychanalytiques ? Il faut suivre Thomas Laqueur dans sa vaste enquête. Il perce d'abord l'identité de l'auteur, John Marten, chirurgien et charlatan. Il montre ensuite que, des Anciens aux Pères de l'Église, le plaisir en solitaire était condamné uniquement parce qu'il ne donne pas lieu à enfantement. Ce sont les Lumières qui font de l'onanisme un problème majeur. C'est l'époque où naît l'économie politique, qui pose que la satisfaction des plaisirs individuels, par le jeu du marché, permet à l'égoïsme forcené de chacun de contribuer au bien-être de tous et d'oeuvrer, par sa limitation, à l'émergence de la société. Or, de tous les plaisirs, le solitaire est le seul à ne connaître ni limite ni satisfaction sociale contribuant à l'enrichissement de tous...
Penseuse de génie, écrivaine prolifique et militante radicale, Françoise d’Eaubonne (1920-2005) a partagé les grands combats du XXe siècle. Féministe, anticolonialiste, partisane des combats queers – alors qu’elle n’était pas (à son grand regret !) lesbienne elle-même–, écologiste et décroissante, elle a publié une centaine de livres. Pourtant, malgré une reconnaissance internationale, Françoise d’Eaubonne est rapidement tombée dans l’oubli. Sous la plume d’Élise Thiébaut, l’intime et le politique se mêlent pour donner chair à une femme hors du commun. Un portrait passionnant et sans tabou, plus indispensable que jamais, qui éclaire à la fois le génie et les dimensions les plus subversives de celle qui lança les mots phallocrate , écoféminisme et sexocide .
Élise Thiébaut est l’autrice de plusieurs ouvrages, nouvelles et essais. Elle est notamment l'autrice de Mes ancêtres les Gauloises (La Découverte, 2019), Ceci est mon sang (La Découverte, 2017) et Les règles… quelle aventure ! (La ville brûle, 2017). Elle dirige la collection Nouvelles Lunes au Diable Vauvert.500/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002192087
HYGIENEA l'avant-garde de la médecine, l'Hygiène a toujours fait figure de rempart retardant la progression des maladies infectieuses. Mais la vigilance de ses gardiens a parfois été endormie par diverses contraintes et la confusion du sain et du malsain portée à son comble. Au-delà du caractère normatif inhérent à la crainte de la contagion et au souci du bon état physique des populations, l'hygiène a profondément modifié les comportements ainsi que les mentalités. Innovations techniques et progrès médicaux, lois et règlements se sont succédés, interrogeant tant des aspects touchant aux moeurs, à la toilette qu'aux conditions de logement. En se fondant sur divers aspects de la vie publique et privée des Français, cet essai historique tente de clarifier une situation si préjudiciable à l'harmonie sociale.500/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271950008
« Tu ne seras ni social justice guérillère ni caution féministe pour ligne budgétaire. »
alex~tamécylia a 37 ans. Autrice, poétexsse et performeureuse, ielle anime à Paris les ateliers d'écriture féministe Langue de Lutte dans divers lieux dont La Mutinerie et la librairie Violette and Co ; ielle a confié son manuscrit au nouvel attila par admiration pour Michelle Lapierre-Dallaire.660/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271950007
PRIVILEGES. CE QU'IL NOUS RESTE A ABOLIRLe 4 août 1789, l'Assemblée constituante vote l'abolition des privilèges, ces lois particulières octroyées à certains groupes sociaux. Ce temps fort de la Révolution française marque le passage à une société fondée sur l'idéal républicain qui nous guide encore aujourd'hui : liberté, égalité, fraternité. Mais l'Ancien Régime et ses inégalités ont-ils pu réellement disparaître en une nuit ? Dans un essai croisant philosophie, histoire et sociologie, Alice de Rochechouart montre que les privilèges, loin d'être les vestiges d'un monde ancien, restent un fondement politique de la modernité. Pour sortir d'une société construite sur des hiérarchies – en fonction du genre, de la couleur de peau, de l'orientation sexuelle ou des capacités intellectuelles –, elle plaide pour que l'on repense l'organisation politique dans son ensemble. Car, dans un moment où la démocratie n'a peut-être jamais semblé si fragile, il y a urgence à se saisir des injustices et à penser un nouveau projet politique. Alors, plus de deux siècles plus tard, sommes-nous vraiment prêts à abolir les privilèges ?1,100/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271950002